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Google teste l’IA en orbite avec son satellite SunCatcher

Google a fait fonctionner le modèle Gemma 4 sur un satellite expérimental en orbite. Le projet SunCatcher évalue le potentiel des infrastructures d’intelligence artificielle dans l’espace.

Google teste l’IA en orbite avec son satellite SunCatcher
Temps de lecture : 3 Minutes
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Google affirme avoir reçu sur Terre la première réponse générée par une IA depuis son satellite expérimental, après la mise en route de puces d’intelligence artificielle en orbite. L’engin a exécuté le modèle Gemma 4 et, en réponse à une commande textuelle, a produit un court poème sur la vie dans l’espace.

Dans un communiqué, Google présente ce test comme un moment de « hello world » pour le projet SunCatcher. « Après avoir lancé notre satellite prototype il y a quelques semaines, nous avons désormais envoyé avec succès une commande en orbite, démarré le TPU, exécuté la requête et reçu notre première réponse complète au sol : un haïku ! », indique le communiqué.

La réponse du satellite était la suivante : « Orbe bleue en contrebas, flux de données dans le silence et la subtilité, la lumière des étoiles nourrit mon cœur. » Produire un poème n’était pas l’objectif final de la mission. Les ingénieurs ont retenu cette tâche, car elle permet de vérifier simplement que le matériel démarre, que le modèle fonctionne et que le résultat peut être transmis depuis l’orbite.

Les ingénieurs de Google ont également exécuté plusieurs autres commandes de test. Les essais incluaient des vers ludiques sur le thème de l’espace ainsi que des requêtes de données de télémétrie. Ces commandes ont permis de vérifier à la fois la capacité du satellite à générer du texte et l’accès du système à ses propres données opérationnelles.

SunCatcher veut tester une infrastructure d’IA dans l’espace

Le satellite fait partie de SunCatcher, une initiative expérimentale de Google visant à déterminer si des centres de données dédiés à l’IA peuvent être déployés dans l’espace. Le prototype a été lancé il y a quelques semaines et vient de franchir une première étape : exécuter un modèle sur du matériel en orbite.

Le traitement en orbite pourrait permettre d’exploiter certaines données sans transmettre l’intégralité des données brutes aux stations au sol. Toutefois, démarrer une puce et produire quelques lignes de texte reste très loin de l’exploitation d’un centre de données spatial. La gestion de la chaleur, la résistance aux radiations, l’alimentation électrique, la fiabilité des communications et la coordination entre plusieurs satellites demeurent des obstacles majeurs pour une telle architecture.

Google indique qu’il poursuivra ses tests afin d’évaluer les performances des TPU soumis à des contraintes thermiques et aux radiations orbitales. L’entreprise souligne que l’environnement spatial peut modifier le comportement des composants électroniques et que les particules énergétiques accroissent le risque d’erreurs de mémoire ou de calcul. L’exécution réussie d’une seule commande ne constitue donc que le début de l’évaluation de la fiabilité du matériel.

Léa Fournier

"Rédactrice spécialisée dans les réseaux sociaux et la culture web. Je suis les tendances qui font le buzz."

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